solar futures

Trois artistes, trois œuvres, une résidence européenne sous le signe du solarpunk.

À quoi ressemblerait un avenir où technologie, écologie et vie collective se nourrissent mutuellement ? C’est la question dont part Solar Futures. Entre 2026 et 2027, trois artistes créent trois œuvres (une installation, une œuvre pour écran et une performance) au fil d’un parcours commun de recherche, de développement, de production et de diffusion entre la Belgique, la France, les Pays-Bas et l’Espagne.

Le programme puise dans le solarpunk, mouvement né dans la littérature et le design, que Ben Valentine décrit comme « une déclaration d’intention quant à l’avenir que nous espérons créer ». Inspiré par les énergies renouvelables, la politique préfigurative et la culture du faire soi-même, le solarpunk se réapproprie la technologie pour en faire un outil d’émancipation, de mise en commun et de décentralisation. Il défend les outils open source et le partage des savoirs, des technologies soucieuses du bien-être humain et écologique, un design au service de la convivialité, et des futurs fondés sur la justice et l’inclusion. Il refuse le techno-pessimisme comme le catastrophisme climatique et, avec eux, l’idée qu’aucune alternative ne serait pensable.

Chaque œuvre s’inscrit dans l’un des trois axes thématiques du programme.

Énergies renouvelables et ressources circulaires
L’installation explore l’autonomie énergétique et les infrastructures décentralisées, les matériaux recyclés ou biosourcés, et les principes de l’économie circulaire.

Permacomputing et sobriété numérique
Le permacomputing transpose à la création numérique les principes de la permaculture : frugalité, adaptabilité, durabilité et sens du temps long. Il invite à un usage réfléchi et à faible impact des technologies : code économe en énergie, serveurs locaux et réseaux décentralisés, outils open source, low-tech, sobriété des données. L’œuvre pour écran interroge ce que la création peut opposer à l’obsolescence programmée, à l’extraction des données et au coût environnemental de la culture numérique.

Nouveaux imaginaires pour l’organisation politique et sociale
La performance s’intéresse à nos manières de faire société : modèles de gouvernance alternatifs et expérimentation démocratique, coopération et communs, économies du soin et économie féministe, entraide, regards décoloniaux et autochtones sur le vivant. Elle met en question les structures de pouvoir en place, fait entendre les voix marginalisées et esquisse d’autres manières d’être ensemble.

La résidence se déroule en quatre temps : recherche et contextualisation chez Ohme, à Bruxelles, avec l’ULB et la VUB ; développement chez Electroni[k], à Rennes ; production chez iii, à La Haye ; accompagnement à la diffusion, assuré par LEV tout au long du parcours. Chaque œuvre est dévoilée chez l’un des partenaires, avant une présentation commune des trois au LEV Festival en 2027.

Autour des œuvres, Solar Futures propose des ateliers qui ouvrent les processus artistiques et technologiques aux communautés locales et au milieu professionnel, un site web low-tech alimenté à l’énergie solaire et une étude de cas diffusée auprès des industries culturelles et créatives. Écoresponsabilité, éthique et inclusion guident chaque étape du programme.

Artistes

L’appel à candidatures a retenu trois artistes. Leurs projets abordent la transition écologique, les infrastructures numériques et l’organisation collective sous des angles complémentaires.

David Lazar, interference_commons
Experience screen-based. Première au festival Maintenant, Rennes, 1-11 octobre 2026.

Carolin Schnurrer, Orbiting Other Rhythms
Performance. Première a IN THE (K)NOW, LaVallée, Bruxelles, 10-13 décembre 2026.

Jin Lee, Syn-thesis: Autonomy Flag
Installation. Première chez iii, La Haye, printemps 2027.

Artistes

David Lazar • Jin Lee • Carolin Schnurrer

Infos pratiques

Résidence de recherche : mai 2026, OHME, Usquare, Bruxelles

Crédits

Solar Futures est un projet porté par Ohme (BE), Electroni[k] (FR), iii (NL) et LEV Festival (ES), en partenariat avec l’Université libre de Bruxelles (ULB) et la Vrije Universiteit Brussel (VUB).